On  peut y passer plusieurs heures avant d’être pris en charge par l’équipe soignante, ce  qui peut être générateur de bruits et parfois de colères voire de violence. Dans ce temps d’attente, la santé d’un patient peut se dégrader aussi. Cette aggravation peut passer inaperçue et peut devenir dramatique.

Je suis dans la salle d’attente des urgences

Je me trouve dans un service des urgences d’un hôpital, il y a beaucoup de monde dans la salle d’attente. Les adultes et les enfants sont mélangés. Il y a des patients assis et d’autres allongés sur des civières en attente d’être pris en charge.

Il y a beaucoup de bruit aussi, des patients qui sont agités, d’autres qui crient qu’ils ont mal, d’autres encore qui hurlent leur mécontentement de devoir attendre aussi longtemps, et aussi des enfants avec leurs parents, un peu perdus dans ce brouhaha… Ils attendent tous leur tour.

L’activité est importante et les équipes soignantes s’activent pour répondre au mieux à toutes les sollicitations.

Je scrute la salle

En prenant le temps de « scanner » cette salle d’attente, mon regard se porte sur une dame, assise un peu en retrait, qui tient un petit enfant bien emmailloté contre elle.

Tous les deux me renvoient une image un peu décalée par rapport à l’ambiance du moment. Cette femme semble protéger l’enfant quelle tient dans les bras de cette agitation et de ce bruit. Ils semblent être hors du temps.

Je me dirige vers cette dame et l’enfant

Je m’approche doucement de cette dame et lui demande si la consultation est pour l’ enfant et si je peux regarder cet enfant.

Ce à quoi elle répondit positivement. En ouvrant la couverture qui protégeait l’enfant, je découvre un nourrisson de quelques semaines à peine, non réactif

Nous nous dirigeons immédiatement vers la salle de déchocage .

Il était temps, l’enfant est en arrêt respiratoire et quelques minutes de plus à patienter, il n’aurait pas pu être réanimé.

Mes 5 conseils pour gérer une salle d’attente

Aujourd’hui, chaque patient est identifié par un bracelet dès la réalisation de son entrée administrative. Cette identification le place sous la responsabilité du directeur de l’hôpital et donc, par délégation, sous la responsabilité des soignants.

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